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dimanche 31 janvier 2010
mercredi 13 janvier 2010
lundi 11 janvier 2010
Les quelques mots lus à la cérémonie, ils en disent si peu...
JEFF
Yo Minboy c’est Jeff…. Julie et Hitch sont là aussi, juste à côté de moi
Je me demande bien ce que tu peux penser de nous là en ce moment, en nous voyant ici…
Car le moins que l’on puisse dire c’est que tu n’étais pas hyper fan des cérémonies, des
convenances et de tout ce qui peut ressembler de près ou de loin à du protocole… Mais bon là, il bien va falloir que tu nous excuses, juste pour cette fois. Ne te tracasse pas, on va quand même essayer de ne pas trop tomber dans le pathos. De toute façon je t’avoue qu’il nous est encore trop douloureux d’évoquer nos souvenirs personnels. Ces souvenirs, si nombreux que nous avons tous, nous nous les gardons pour plus tard…
Ce que nous voudrions ici, c’est mettre en lumière quelques facettes de toi que nous
connaissions si bien pour t’avoir côtoyé durant 16 années… Car nous savons que tout le
monde n’a pas eu cette chance, il fallait souvent creuser pour découvrir qui tu étais
vraiment.
Pour ma part, c’est quand j’avais 12 ans que tu as poussé pour la première fois la porte de
ma chambre d’Internat…C’était pour me proposer des bonbons que ta maman avait mis
dans ton sac ! Alors bon, je t’entends rire d’ici si je dis maintenant que tu étais quelqu’un de
généreux, etc. C’est vrai que le mot semble un peu bidon dans ce genre de circonstances…
Alors oublions les mots. Ce que je veux dire c’est que tous ceux qui t’ont côtoyé savent à
quel point tu pouvais être attentif et attentionné. Je ne parle pas des cadeaux que tu nous
offrais parfois sans raison et qui ont dû te prendre des journées entières pour être
confectionnés… Non ça allait bien plus loin que ça… Ce qui frappait le plus, c’est ce don que tu avais de voir quand quelqu’un avait un souci. Tu t’arrêtais alors pour dire quelques mots, toujours justes, tandis que nous, en bons adolescents excités et égoïstes, nous passions notre chemin…
Le paradoxe c’est que tu étais aussi timide, excessivement timide… Beaucoup ont d’ailleurs
mal interprété cette timidité… Certains ont même pu penser que tu étais quelquefois
hautain. Cette réserve était peut-être ce qui te différenciait le plus de moi et ça doit être
pour cela que j’admirais tant cette qualité chez toi. Tu ne parlais jamais pour ne rien dire,
chacun de tes mots était pensé et pesé… Tu n’acceptais pas non plus les choses telles
qu’elles t’étaient présentées, tu avais un sens critique tellement développé, sans doute trop
parfois… Mais ce qui est sûr c’est que, comme l’a dit un jour mon frère - et vous pardonnerez l’expression -, tu étais un véritable « antidote à la connerie ».
JULIE
Tu avais aussi un tel sens de l’amitié… Je sais qu’il y a beaucoup de gens ici qui peuvent en témoigner… Que ce soit au collège ou après, tu as toujours eu une bande d’amis très
proches… Car dans ce domaine comme dans les autres, tu n’as jamais fait les choses à
moitié… Fidèle à toi-même, tu n’aimais pas les amitiés d’apparence, les « pseudos » relations et les dialogues convenus… Non, tu as toujours fait partie d’un groupe soudé, tu avais toujours une « bande », de vrais amis auxquels tu étais prêt à tout donner… Et tu as marqué tous ceux qui t’ont croisé… Si tu n’en étais pas encore convaincu, regarde le nombre de personnes qui sont là aujourd’hui… Certains ont même traversé un continent pour venir te rendre un dernier hommage… Nous savons aussi que d’autres, séparés physiquement de nous par un océan, sont présents en pensées…
HITCH
Ces derniers temps tu avais un quotidien un peu atypique. Nous y voyions parfois cette
éternelle tendance à ne pas suivre le courant, à ne pas faire ce que tout le monde fait. Peut-être la vie ne t’a pas apporté tout ce que tu en attendais…
Quoiqu'il en soit, tu ne t'es jamais plaint de rien, bien au contraire ! Lorsque nous étions tous
ensemble, tu étais toujours prêt à rire de ce rire communicatif qui nous encourageait à faire
davantage de blagues et de singeries. Te faire rire était chaque fois une récompense, un vrai plaisir… Tu étais un sacré bon public! Toi, Romain, le bon copain.
Récemment, nous avions repris la musique ensemble. Tu martelais ta vieille batterie avec
coeur et c'était réjouissant. A chaque répétition, tu venais avec ton lot de titres de chansons,
de parties de batteries, d'arrangements à la guitare dont on ne savait pas toujours quoi faire
et qui montrait la profusion de ton univers intérieur. Toi, Romain, l'imaginatif.
En musique comme dans d'autres domaines tu ne supportais pas la banalité, ni la pensée
unique. Tes opinions n'étaient jamais molles et suscitaient bien souvent nos réactions.
D'ailleurs, tu avais une opinion sur un tas de choses. Ta culture générale pouvait t'amener à
discuter de la politique internationale, des hauts faits de l'histoire de Belgique ou de la ligne
de défense du Standard de Liège. Et puis tu étais aux aguets des modes, passées et
présentes, sans jamais tomber dans aucune d'elles. Toi, Romain, l'instruit, l'indépendant.
Au travers de ces tranches de rigolade, de ces débats acharnés, de nos moments
mélomanes, nous avons vécus des moments uniques avec toi Romain, l'ami de 15 ans.
JEFF
Et puis pour être un peu plus léger, il faut aussi parler de ces petites choses qui faisaient que tu étais toi, un peu plus que les autres ne sont eux. Je parle par exemple de ces choses
incongrues que tu nous faisais parfois et qui te rendaient si touchant. Une anecdote parmi
tant d’autres suffira à l’expliquer un peu… Lorsque nous sommes arrivés à Bruxelles après le Collège et que nous avons pris un appartement ensemble, nous nous sommes attaqués à la haute gastronomie. Nous devions donc faire bouillir nos plats préparés pendant 10 minutes mais nous n’avions pas de chronomètre. Heureusement, pour être sûr de ne pas rater nos préparations, tu avais trouvé LA bonne idée : pour avoir la bonne cuisson, il suffisait de faire tourner le four à micro-onde à vide pendant 10 minutes. Ca aussi c’était toi Romain… Et il y en a tellement de ces petites choses qui vont nous manquer… ces petites choses qui nous ferons encore rire longtemps.
Voilà, nous n’allons pas être trop longs… Il y a encore tant de choses à dire, tant de mots à
choisir pour tracer les contours de ta complexité… Mais bon il faut bien terminer… Enfin je
parle de terminer ici car crois-nous, tu n’es pas prêt de nous quitter. Tu étais fait d’une
matière unique Minboy. Une matière d’une richesse inestimable… Mais c’était aussi une
matière brute qui pouvait être instable. Tu n’as jamais suivi la route qui t’était tracée
d’avance, tu as préféré tracer la tienne sans savoir où elle te conduirait…
Alors voilà, tu nous quittes trop bien tôt, mais ça aussi c’est toi…. Tu resteras à jamais cette
trajectoire unique dont on se souviendra quand nous serons face à nos propres questions.
Tu n’as donc pas fini de nous faire réfléchir.
En ce qui me concerne tu as changé ma vie Romain, pour les raisons que tu sais car j’ai
heureusement eu le temps de te les dire... Certainement pas assez mais sache que je m’en souviendrai jusqu’au bout.
Et puis, avec tous ces souvenirs que tu nous laisses, avec ton départ précipité, ce dont je suis sûr Romain, c’est que ton visage restera définitivement le visage de nos plus belles années.
Yo Minboy c’est Jeff…. Julie et Hitch sont là aussi, juste à côté de moi
Je me demande bien ce que tu peux penser de nous là en ce moment, en nous voyant ici…
Car le moins que l’on puisse dire c’est que tu n’étais pas hyper fan des cérémonies, des
convenances et de tout ce qui peut ressembler de près ou de loin à du protocole… Mais bon là, il bien va falloir que tu nous excuses, juste pour cette fois. Ne te tracasse pas, on va quand même essayer de ne pas trop tomber dans le pathos. De toute façon je t’avoue qu’il nous est encore trop douloureux d’évoquer nos souvenirs personnels. Ces souvenirs, si nombreux que nous avons tous, nous nous les gardons pour plus tard…
Ce que nous voudrions ici, c’est mettre en lumière quelques facettes de toi que nous
connaissions si bien pour t’avoir côtoyé durant 16 années… Car nous savons que tout le
monde n’a pas eu cette chance, il fallait souvent creuser pour découvrir qui tu étais
vraiment.
Pour ma part, c’est quand j’avais 12 ans que tu as poussé pour la première fois la porte de
ma chambre d’Internat…C’était pour me proposer des bonbons que ta maman avait mis
dans ton sac ! Alors bon, je t’entends rire d’ici si je dis maintenant que tu étais quelqu’un de
généreux, etc. C’est vrai que le mot semble un peu bidon dans ce genre de circonstances…
Alors oublions les mots. Ce que je veux dire c’est que tous ceux qui t’ont côtoyé savent à
quel point tu pouvais être attentif et attentionné. Je ne parle pas des cadeaux que tu nous
offrais parfois sans raison et qui ont dû te prendre des journées entières pour être
confectionnés… Non ça allait bien plus loin que ça… Ce qui frappait le plus, c’est ce don que tu avais de voir quand quelqu’un avait un souci. Tu t’arrêtais alors pour dire quelques mots, toujours justes, tandis que nous, en bons adolescents excités et égoïstes, nous passions notre chemin…
Le paradoxe c’est que tu étais aussi timide, excessivement timide… Beaucoup ont d’ailleurs
mal interprété cette timidité… Certains ont même pu penser que tu étais quelquefois
hautain. Cette réserve était peut-être ce qui te différenciait le plus de moi et ça doit être
pour cela que j’admirais tant cette qualité chez toi. Tu ne parlais jamais pour ne rien dire,
chacun de tes mots était pensé et pesé… Tu n’acceptais pas non plus les choses telles
qu’elles t’étaient présentées, tu avais un sens critique tellement développé, sans doute trop
parfois… Mais ce qui est sûr c’est que, comme l’a dit un jour mon frère - et vous pardonnerez l’expression -, tu étais un véritable « antidote à la connerie ».
JULIE
Tu avais aussi un tel sens de l’amitié… Je sais qu’il y a beaucoup de gens ici qui peuvent en témoigner… Que ce soit au collège ou après, tu as toujours eu une bande d’amis très
proches… Car dans ce domaine comme dans les autres, tu n’as jamais fait les choses à
moitié… Fidèle à toi-même, tu n’aimais pas les amitiés d’apparence, les « pseudos » relations et les dialogues convenus… Non, tu as toujours fait partie d’un groupe soudé, tu avais toujours une « bande », de vrais amis auxquels tu étais prêt à tout donner… Et tu as marqué tous ceux qui t’ont croisé… Si tu n’en étais pas encore convaincu, regarde le nombre de personnes qui sont là aujourd’hui… Certains ont même traversé un continent pour venir te rendre un dernier hommage… Nous savons aussi que d’autres, séparés physiquement de nous par un océan, sont présents en pensées…
HITCH
Ces derniers temps tu avais un quotidien un peu atypique. Nous y voyions parfois cette
éternelle tendance à ne pas suivre le courant, à ne pas faire ce que tout le monde fait. Peut-être la vie ne t’a pas apporté tout ce que tu en attendais…
Quoiqu'il en soit, tu ne t'es jamais plaint de rien, bien au contraire ! Lorsque nous étions tous
ensemble, tu étais toujours prêt à rire de ce rire communicatif qui nous encourageait à faire
davantage de blagues et de singeries. Te faire rire était chaque fois une récompense, un vrai plaisir… Tu étais un sacré bon public! Toi, Romain, le bon copain.
Récemment, nous avions repris la musique ensemble. Tu martelais ta vieille batterie avec
coeur et c'était réjouissant. A chaque répétition, tu venais avec ton lot de titres de chansons,
de parties de batteries, d'arrangements à la guitare dont on ne savait pas toujours quoi faire
et qui montrait la profusion de ton univers intérieur. Toi, Romain, l'imaginatif.
En musique comme dans d'autres domaines tu ne supportais pas la banalité, ni la pensée
unique. Tes opinions n'étaient jamais molles et suscitaient bien souvent nos réactions.
D'ailleurs, tu avais une opinion sur un tas de choses. Ta culture générale pouvait t'amener à
discuter de la politique internationale, des hauts faits de l'histoire de Belgique ou de la ligne
de défense du Standard de Liège. Et puis tu étais aux aguets des modes, passées et
présentes, sans jamais tomber dans aucune d'elles. Toi, Romain, l'instruit, l'indépendant.
Au travers de ces tranches de rigolade, de ces débats acharnés, de nos moments
mélomanes, nous avons vécus des moments uniques avec toi Romain, l'ami de 15 ans.
JEFF
Et puis pour être un peu plus léger, il faut aussi parler de ces petites choses qui faisaient que tu étais toi, un peu plus que les autres ne sont eux. Je parle par exemple de ces choses
incongrues que tu nous faisais parfois et qui te rendaient si touchant. Une anecdote parmi
tant d’autres suffira à l’expliquer un peu… Lorsque nous sommes arrivés à Bruxelles après le Collège et que nous avons pris un appartement ensemble, nous nous sommes attaqués à la haute gastronomie. Nous devions donc faire bouillir nos plats préparés pendant 10 minutes mais nous n’avions pas de chronomètre. Heureusement, pour être sûr de ne pas rater nos préparations, tu avais trouvé LA bonne idée : pour avoir la bonne cuisson, il suffisait de faire tourner le four à micro-onde à vide pendant 10 minutes. Ca aussi c’était toi Romain… Et il y en a tellement de ces petites choses qui vont nous manquer… ces petites choses qui nous ferons encore rire longtemps.
Voilà, nous n’allons pas être trop longs… Il y a encore tant de choses à dire, tant de mots à
choisir pour tracer les contours de ta complexité… Mais bon il faut bien terminer… Enfin je
parle de terminer ici car crois-nous, tu n’es pas prêt de nous quitter. Tu étais fait d’une
matière unique Minboy. Une matière d’une richesse inestimable… Mais c’était aussi une
matière brute qui pouvait être instable. Tu n’as jamais suivi la route qui t’était tracée
d’avance, tu as préféré tracer la tienne sans savoir où elle te conduirait…
Alors voilà, tu nous quittes trop bien tôt, mais ça aussi c’est toi…. Tu resteras à jamais cette
trajectoire unique dont on se souviendra quand nous serons face à nos propres questions.
Tu n’as donc pas fini de nous faire réfléchir.
En ce qui me concerne tu as changé ma vie Romain, pour les raisons que tu sais car j’ai
heureusement eu le temps de te les dire... Certainement pas assez mais sache que je m’en souviendrai jusqu’au bout.
Et puis, avec tous ces souvenirs que tu nous laisses, avec ton départ précipité, ce dont je suis sûr Romain, c’est que ton visage restera définitivement le visage de nos plus belles années.
dimanche 10 janvier 2010
A mon cousin...
Romain,
Cher Cousin,
J'ai été rechercher dimanche dernier la boite à souvenirs que nous avions enfouie étant petit, dans le bois, derrière le petit banc en pierre à la maison...
Il ne restait pas grand chose de notre trésor, mais sache que le souvenir de nos aventures restera!!
J'en garderai d'ailleurs une pensée toute particulière chaque 14 septembre, date de notre anniversaire...
Ton cousin,
Brice
Cher Cousin,
J'ai été rechercher dimanche dernier la boite à souvenirs que nous avions enfouie étant petit, dans le bois, derrière le petit banc en pierre à la maison...
Il ne restait pas grand chose de notre trésor, mais sache que le souvenir de nos aventures restera!!
J'en garderai d'ailleurs une pensée toute particulière chaque 14 septembre, date de notre anniversaire...
Ton cousin,
Brice
samedi 9 janvier 2010
vendredi 8 janvier 2010
Lecture Cérémonie
Romain,
Nous n'avons pas eu le temps de te connaître ou si peu.
Et pourtant, tu as cheminé à nos côtés,
En nos pensées, en nous, pendant pas mal d’années.
Tu es passé maintenant de l'autre côté du chemin.
Nous voudrions crier notre blessure, mais nous restons sans voix.
Le silence - qui accompagne l'essentiel - nous envahit.
Nous ne comprenons pas...
... Et pourtant...
Il nous faudra peut-être beaucoup de temps pour comprendre,
Pour que les autres comprennent,
Tu nous questionnais et nous avons perdu ta question
Nous voici seuls.
Mais tu seras toujours TOI.
Tu vivras près de nous tous.
Ton nom sera prononcé à la maison, sans emphase d’aucune sorte, sans trace d’ombre.
Nous parlerons de toi comme nous l’avons toujours fait.
Sans employer un ton différent, sans prendre un air solennel ou triste.
Nous continuerons toujours à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.
Texte remanié collectivement par Bastien, Géry, Jean-François, Julie, Marie-Noèlle & Guy (les parents de Romain)
Nous n'avons pas eu le temps de te connaître ou si peu.
Et pourtant, tu as cheminé à nos côtés,
En nos pensées, en nous, pendant pas mal d’années.
Tu es passé maintenant de l'autre côté du chemin.
Nous voudrions crier notre blessure, mais nous restons sans voix.
Le silence - qui accompagne l'essentiel - nous envahit.
Nous ne comprenons pas...
... Et pourtant...
Il nous faudra peut-être beaucoup de temps pour comprendre,
Pour que les autres comprennent,
Tu nous questionnais et nous avons perdu ta question
Nous voici seuls.
Mais tu seras toujours TOI.
Tu vivras près de nous tous.
Ton nom sera prononcé à la maison, sans emphase d’aucune sorte, sans trace d’ombre.
Nous parlerons de toi comme nous l’avons toujours fait.
Sans employer un ton différent, sans prendre un air solennel ou triste.
Nous continuerons toujours à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.
Texte remanié collectivement par Bastien, Géry, Jean-François, Julie, Marie-Noèlle & Guy (les parents de Romain)
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